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Transport public non régulier : Grève du 27 avril maintenue

Le premier vice-président de la Chambre nationale du transport relevant de l’UTICA, Moez Salami, a affirmé que la grève générale prévue le 27 avril dans les secteurs du transport public non régulier demeure maintenue et pleinement en vigueur. Il a souligné qu’aucun contact sérieux n’a, à ce jour, été engagé par l’autorité de tutelle afin de parvenir à une solution effective à la crise.

Dans une déclaration à Mosaïque FM, il a indiqué que les représentants de la Chambre ont bien été contactés par le cabinet du ministre du Transport, mais que les propositions avancées « ne dépassent pas des promesses verbales ». Celles-ci avaient servi de base à une demande de suspension de la grève, alors qu’un procès-verbal de réunion signé antérieurement n’a, selon lui, toujours pas été appliqué par l’autorité de tutelle.

Il a ajouté qu’« il est inconcevable de suspendre une grève sur la base de simples promesses orales et de déclarations générales, en l’absence du respect d’un accord écrit et d’un procès-verbal officiel ». Il a précisé que la partie professionnelle reste aujourd’hui déterminée à poursuivre ses actions, tout en exprimant son regret de voir la situation s’aggraver.

Moez Sallami a par ailleurs estimé que les professionnels sont « contraints » d’aller vers la grève générale, appelant les autorités à réagir de manière sérieuse et constructive afin d’éviter une escalade.

Principales revendications

Parmi les revendications, il a cité en priorité la révision de la loi n°33 de 2004, pour laquelle un accord écrit existe déjà, avec un engagement de finalisation annoncé depuis mars 2021, sans concrétisation à ce jour.

Il a également insisté sur la révision du décret n°580 relatif à l’octroi des licences, estimant qu’il a conduit à des attributions contestables, malgré la reconnaissance officielle de plusieurs dysfonctionnements dans ce dossier.

Organisation du secteur et cahiers des charges

Il a évoqué le dossier de l’organisation du travail dans les gares et la nécessité de publier un cahier des charges, dont la version finale était, selon des procès-verbaux officiels, prête depuis longtemps sans être publiée.

Il a également abordé la question des applications de transport, appelant à l’établissement rapide d’un cadre réglementaire clair, dans un contexte où ces plateformes exercent et s’acquittent de taxes, tandis que des sanctions continuent d’être prises à l’encontre des chauffeurs de taxi.

Enfin, il a rappelé la revendication relative à la révision des tarifs, promise par l’autorité de tutelle avant fin mars 2026, mais toujours non officialisée à ce jour.

En conclusion, Moez Salami a estimé qu’une issue reste possible, à condition d’une réelle volonté politique de respecter les engagements et de répondre aux revendications du secteur.

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