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Grenades: production en hausse et des marchés extérieurs à conquérir

Tarek Tira, sous-directeur commercial auprès du Groupement interprofessionnel des fruits, a déclaré dans AgroMag de ce jeudi, que la production nationale de grenades devrait atteindre 98 mille tonnes en 2026, soit une hausse de 8% par rapport à 2025 (91 mille tonnes).

Il a ajouté que les superficies consacrées à la culture des grenades dans les différentes régions du pays s’élèvent à environ 10472 hectares, comprenant près de 4,679 millions de grenadiers.

Les principaux pôles de production

Tarek Tira a expliqué que la culture des grenades en Tunisie se concentre principalement dans quatre pôles de production, en l’occurrence les gouvernorats de Gabès, Kairouan et Nabeul, ainsi que la région de Testour, dans le gouvernorat de Béja.

« La Manouba figure désormais parmi les principales zones de production de grenades, avec une récolte estimée à environ 11 mille tonnes, ce qui place la région au cinquième rang national, en termes de volume de production », a-t-il souligné.

« Jendouba occupe la sixième place, notamment grâce aux délégations de Ghardimaou et d’Oued Meliz, qui se distinguent par des grenades de qualité. Quant au volume de production, il dépasse les 4 mille tonnes », a-t-il encore indiqué.

L’invité d’AgroMag a, en revanche, indiqué que la production à Gabès a enregistré une baisse de 13% par rapport à 2025, en raison notamment des conditions climatiques, portant la récolte à environ 17 mille tonnes.

La Libye, principal marché

Sur un autre plan, Tarek Tira a fait savoir que le 29 septembre 2026 a marqué le lancement de la saison d’exportation, en coordination avec les différentes parties prenantes du secteur.

Il a précisé que le marché libyen représente près de 97% des exportations par voie terrestre, expliquant ce chiffre principalement par la proximité géographique et le faible coût du transport par rapport aux autres marchés.

Il a, par ailleurs, affirmé que les efforts se poursuivent afin de renforcer la présence de la grenade tunisienne sur les marchés européens et du Golfe, où les exportations restent très faibles par rapport au volume de la récolte.

L’intervenant a expliqué cette situation par des problèmes logistiques, soulignant que l’éloignement géographique et le coût élevé du transport constituent les principaux obstacles au développement des exportations vers ces marchés.

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