L'UNFT appelle à promouvoir le bon goût artistique
La présidente de l’Union nationale de la femme tunisienne, Radhia Jerbi, a appelé à rehausser le niveau des goûts artistiques dans les festivals et les soirées culturelles, et à lutter contre toutes les pratiques et contenus susceptibles de porter atteinte à la société tunisienne, notamment à l’image de la femme tunisienne.
Dans une déclaration à l’Agence Tunis Afrique Presse (TAP), ce lundi, Radhia Jerbi a estimé que les comités d’organisation et les institutions supervisant les festivals doivent veiller à ce que la programmation artistique respecte les exigences du goût public, tout en redoublant d’efforts pour lutter contre les pages et sites internet diffusant des contenus susceptibles de nuire à l’image de la femme tunisienne.
Elle a souligné que la femme tunisienne joue un rôle central dans la vie culturelle, mettant en garde contre la banalisation des contenus numériques portant atteinte aux femmes. Elle a appelé les institutions publiques à assumer leur rôle dans le contrôle des pages diffusant des images dégradantes de la femme, dont certaines sont gérées par des personnes sans compétence dans le domaine médiatique.
Radhia Jerbi a également évoqué la violence numérique visant les femmes, qui peut se manifester par la diffusion d’images de fans cherchant à prendre des photos avec certains artistes. Elle a estimé que « l’admiration pour un artiste doit se traduire par le suivi de son œuvre artistique, et non par le fait de le poursuivre, de monter sur scène ou de lui imposer des prises de photos ».
Elle a rappelé que les spectacles artistiques accueillent un grand nombre de femmes qui assistent aux représentations dans le respect du public et sans porter atteinte au bon goût, appelant les organisateurs à accorder davantage d’importance à la qualité de la programmation artistique.
À noter que la commission des photographes de presse relevant du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) avait indiqué, dans un précédent communiqué, que les dépassements observés dans certains festivals ces dernières années n’étaient pas le fait de photographes professionnels, mais plutôt de gestionnaires de pages sur les réseaux sociaux cherchant à augmenter leur audience. La commission avait précisé que certains d’entre eux avaient obtenu des accréditations pour couvrir les festivals grâce à des relations personnelles avec les bureaux de communication des événements concernés.