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La BCT maintient son taux directeur inchangé

Réuni mercredi, le Conseil d'administration de la Banque centrale de Tunisie (BCT) a décidé de maintenir inchangé le taux d'intérêt directeur à 7 %, dans un contexte marqué par la persistance des pressions inflationnistes et des risques entourant l'évolution des prix, notamment en raison de la hausse des cours mondiaux de l'énergie.

Dans un communiqué publié mercredi, le Conseil a relevé que l'inflation a poursuivi sa tendance haussière pour atteindre 5,6 % en septembre 2026, contre 5,4 % en août 2026.

La BCT a expliqué cette évolution par l'augmentation de 13 % des prix des produits alimentaires frais sur un an, contre 11,7 % le mois précédent.

En revanche, l'inflation sous-jacente, hors produits alimentaires frais et produits à prix encadrés, s'est maintenue à 5,1 % pour le troisième mois consécutif.

Sur le plan économique, la croissance a ralenti au deuxième trimestre 2026 pour s'établir à 2,3 % sur un an, contre 2,6 % au premier trimestre, ce qui reflète notamment un net recul de l'activité industrielle.

La forte hausse des prix de l'énergie sur les marchés mondiaux a, par ailleurs, accentué les pressions sur les équilibres extérieurs. La valeur des importations énergétiques a ainsi atteint 11,3 milliards de dinars à fin août 2026, contre 8,8 milliards de dinars durant la même période de 2025.

Cette évolution a contribué à l'aggravation du déficit courant, qui s'est établi à 4,694 milliards de dinars, soit 2,5 % du PIB, au cours des huit premiers mois de 2026, contre 2,724 milliards de dinars, soit 1,6 % du PIB, durant la même période de 2025.

Par ailleurs, la BCT a indiqué que les avoirs nets en devises se sont établis à 23,7 milliards de dinars, soit l'équivalent de 92 jours d'importation, au 6 octobre 2026, contre 24,3 milliards de dinars et 104 jours d'importation un an auparavant.

Le Conseil a souligné, à cet égard, l'importance de préserver un niveau adéquat de réserves en devises, notamment à travers une meilleure maîtrise du déficit énergétique et la limitation de son impact sur les paiements extérieurs.

À l'échelle internationale, le Conseil a relevé la hausse notable des prix de l'énergie au cours de la période récente, ceux-ci se situant désormais nettement au-dessus des niveaux retenus dans les précédentes prévisions établies en juin 2026. L'incertitude persiste, par ailleurs, quant au retour à la normale de l'approvisionnement sur les marchés énergétiques.

Selon le Conseil, le maintien des prix mondiaux de l'énergie à des niveaux élevés est de nature à réduire considérablement la marge de manœuvre de l'économie et à accentuer ses vulnérabilités économiques et financières.

Il a également estimé que les risques entourant l'évolution future de l'inflation restent orientés à la hausse, dans un contexte marqué par la persistance des pressions inflationnistes internes et externes.

Le Conseil a enfin indiqué qu'il poursuivra le suivi attentif de l'évolution des prix, de la demande, de la liquidité bancaire et des équilibres extérieurs, tout en se tenant prêt à prendre les mesures qu'il jugera nécessaires pour contenir les pressions sur les prix et favoriser un retour durable de l'inflation à des niveaux soutenables.

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