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La Commission de réconciliation pénale prête serment...

Le président de la République, Kais Saïed, a présidé, vendredi après-midi, au palais de Carthage, la cérémonie de prestation de serment des membres de la Commission nationale de réconciliation pénale.

La nomination des membres de la commission intervient, après que le chef de l'Etat a désigné le magistrat de l'ordre judiciaire de troisième grade, Ali Abbès, à la tête de sa présidence, en vertu du décret n°2026-109 du 8 juin 2026.

Selon un communiqué de la présidence de la République, le chef de l'État a réaffirmé que "la reddition des comptes est une revendication légitime et inaliénable du peuple tunisien".

"Pas question de laisser dilapider le moindre millime", a-t-il martelé, soulignant que la nomination des membres de la commission constitue "une nouvelle opportunité pour relancer le processus de réconciliation pénale, après que ses travaux antérieurs ont été entravés, voire sciemment sabotés."

Saïed a, en outre, rappelé que cette initiative offre une deuxième chance à ceux qui sont concernés, qu'ils se trouvent derrière les barreaux ou à l'étranger.

"Ceux qui s'engagent sincèrement dans la voie de la réconciliation pénale trouveront les portes ouvertes", a-t-il assuré, dénonçant toute forme de "surenchère, de manipulation ou de manœuvre dilatoire".

Tout en rappelant que le sang des martyrs et des blessés impose une vérité absolue, celle d'œuvrer sans relâche à réaliser les revendications légitimes du peuple tunisien, le président Saïed a tenu à souligner que la loi ne connaît pas de passe-droit.  

"Nul n'est au-dessus de la loi, nul n'est au-dessus de la reddition des comptes. Tous sont égaux devant ses dispositions, sans exception aucune ", a-t-il conclu sur un ton décisif.

Le président et les membres de la commission nationale de la réconciliation pénale ont prêté serment devant le chef de l'État, conformément aux dispositions du décret-loi qui l'a institué en 2022.

(Avec TAP)

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