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Virus Hanta : Aucun cas enregistré en Tunisie

Riadh Daghfous, directeur général du Centre national de vigilance pharmaceutique, a rassuré ce vendredi les Tunisiens sur la situation sanitaire du pays, affirmant qu’aucun cas de contamination au virus « Hanta » n’a été enregistré en Tunisie à ce jour.
Dans une déclaration à Agence Tunis Afrique Presse, il a assuré qu’« il n’y a aucune raison de craindre une propagation du virus Hanta en Tunisie ». Apparue pour la première fois dans les années 1950, cette maladie virale comprend plusieurs variants et se transmet principalement à l’homme par contact avec des rongeurs infectés — notamment leurs excréments, leur urine ou leur salive — ou par inhalation de particules contaminées dans des espaces clos et mal ventilés. Plus rarement, la transmission peut survenir à la suite d’une morsure ou d’une griffure de rongeur.
 

Selon Daghfous, les symptômes du virus Hanta sont similaires à ceux d’une grippe saisonnière : fièvre, maux de tête, douleurs abdominales et articulaires. Toutefois, certaines formes du virus peuvent entraîner de graves complications touchant les poumons ou les reins.
Il a précisé que les traitements disponibles actuellement permettent uniquement de soulager les symptômes et qu’aucun vaccin réellement efficace n’a encore été validé au niveau international, malgré quelques essais menés en Corée du Sud et en Chine.
Le responsable a également souligné que le taux de mortalité lié au virus varie entre 35 % et 50 %, ajoutant que des recherches sont en cours à travers le monde pour déterminer l’éventualité d’une transmission interhumaine.
 

Le cas du navire « MV Hondius »
 

Dans une note d’information publiée sur son site officiel, Organisation mondiale de la santé a indiqué que plusieurs variants du virus Hanta circulent en Amérique du Nord, centrale et du Sud. Le variant « Andes », notamment présent en Argentine et au Chili, est connu pour provoquer une transmission limitée entre humains lors de contacts directs et prolongés, causant le syndrome pulmonaire à hantavirus.
À l’inverse, les variants recensés en Europe et en Asie, sans transmission interhumaine documentée, provoquent des fièvres hémorragiques associées à une insuffisance rénale.
 

Le virus a récemment refait surface à bord du navire de croisière néerlandais « MV Hondius », accosté à Tenerife après autorisation des autorités sanitaires espagnoles. Une alerte sanitaire a alors été déclenchée : le navire a été isolé et un protocole strict appliqué pour le débarquement et la mise en quarantaine des passagers avant leur rapatriement, sous la supervision d’experts de l’OMS.
Depuis le départ du bateau d’Ushuaïa le 1er avril dernier, trois personnes à bord sont décédées. Jusqu’à présent, cinq cas confirmés du variant Andes ont été recensés parmi huit cas suspects, selon le site spécialisé Cruising With Us And Other Trip. Une trentaine de passagers ayant quitté le navire à Sainte-Hélène font actuellement l’objet d’un suivi sanitaire.
Lors d’une conférence de presse tenue jeudi, Organisation mondiale de la santé a rejeté toute comparaison entre cet épisode et la pandémie de COVID-19. Son directeur général, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a affirmé que la situation restait « limitée » et ne constituait pas une urgence sanitaire mondiale.
L’OMS a enfin réaffirmé que le risque de propagation auprès du grand public, y compris dans les Îles Canaries, demeure « faible ». Douze pays, dont la France, le Royaume-Uni et les États-Unis, ont été informés afin d’assurer le suivi de leurs ressortissants.

Avec TAP

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