Recherche scientifique : un système performant ...
Mourad Belassoued, président du programme national de recherche scientifique et chef de cabinet du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, a annoncé que le ministère élabore actuellement une nouvelle stratégie nationale dédiée à la recherche scientifique et à l’innovation à l’horizon 2035, en concertation avec l’ensemble des acteurs du secteur.
Il a souligné que la Tunisie a su mettre en place un écosystème de recherche scientifique performant, se distinguant aux niveaux africain et arabe, notamment par le nombre de chercheurs rapporté à la population ainsi que par le volume de publications scientifiques. Le pays occupe ainsi la première place en Afrique dans ces deux indicateurs, en particulier pour les articles publiés dans des revues internationales à comité de lecture.
Belassoued a toutefois relevé que le principal défi demeure l’intégration des résultats de la recherche scientifique au tissu économique et social, afin de renforcer leur impact concret.
Il a également insisté sur le fait que la souveraineté numérique nationale repose sur une capacité renforcée du système de recherche à soutenir la production et à dynamiser l’économie. À cet égard, il a précisé que la Tunisie compte plus de 540 laboratoires de recherche couvrant l’ensemble des disciplines, ainsi que 13 technopôles jouant un rôle clé d’interface entre la recherche et le monde économique.
Intervenant lors du workshop international « DigitAfrica Consultation Workshop », organisé en Tunisie dans le cadre d’un projet de coopération internationale dédié au soutien de la recherche, de l’innovation et au développement des infrastructures numériques en Afrique, il a qualifié le système tunisien de recherche de « intégré et performant », capable de produire et de former efficacement.
De son côté, Anja Habbacha, directrice de l’École nationale des sciences de l’informatique à l’Université de La Manouba, a indiqué que le projet « DigitAfrica » s’inscrit dans le programme européen « Horizon Europe ». Ce projet collaboratif réunit six pays africains (Tunisie, Sénégal, Cameroun, Afrique du Sud et Kenya) ainsi que plusieurs partenaires européens (France, Italie, Espagne, Allemagne, Grèce, Pays-Bas et Suisse).
Elle a ajouté que la participation de la Tunisie, à travers l’Université de La Manouba et l’École nationale des sciences de l’informatique, vise à contribuer à la mise en place d’une infrastructure de recherche structurante au service du continent africain.