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Mohamed Salah Ayari préconise une facturation électronique progressive

Le professeur universitaire et conseiller fiscal, Mohamed Salah Ayari, a déclaré,  ce mercredi 25 mars 2026 que le développement du pays impose la numérisation des transactions. Toutefois, selon lui, ce processus nécessite l’établissement de bases scientifiques et pratiques qui tiennent compte des intérêts de toutes les parties avant sa mise en œuvre.

Ayari a salué les initiatives des députés visant à réviser l’article relatif à la « facturation électronique » dans la loi de finances 2026, proposant de privilégier un principe de mise en œuvre progressive sur trois ans, en tenant compte de la taille des entreprises et de la nature des professions, commerciales ou non commerciales.

Il a précisé que la phase initiale devrait concerner les grandes entreprises dont le chiffre d’affaires dépasse 20 millions de dinars, déjà intégrées au système de facturation électronique depuis 2016, bien que toutes ne s’y soient pas conformées, leur nombre n’excédant pas 2 000 sociétés. L’extension se ferait ensuite progressivement aux entreprises dont le chiffre d’affaires ne dépasse pas 10 millions de dinars, puis aux établissements réalisant moins d’un million de dinars.

Concernant les professions non commerciales, comme celle de conseiller fiscal, Ayari a estimé que la loi néglige leur spécificité, ces professions utilisant des « notes d’honoraires » au lieu de la facture traditionnelle. Il a insisté sur la nécessité de clarifier ce point dans les futures législations afin d’assurer une application juridique précise.

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