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La Tunisie dénonce à l'ONU l'instrumentalisation de l'islamophobie

La Tunisie a dénoncé, lundi, à New York, l'instrumentalisation politique de l'islamophobie, un phénomène qu'elle a qualifié de "menace croissante et directe pour la paix et la stabilité internationales".

Intervenant lors d'une réunion de haut niveau à l’occasion de la Journée internationale de lutte contre l'islamophobie, le représentant permanent de la Tunisie auprès des Nations Unies, Nabil Ammar, a affirmé que ce fléau est le produit d'un "agenda politique" délibérément "inventé, financé, utilisé et encouragé" pour propager une image déformée de l'islam à travers le monde.

"Cet agenda politique, qu'il soit local, national ou international, est une mauvaise politique aux conséquences extrêmement dangereuses et contre-productives", a-t-il souligné. Il a tenu à rappeler les tragédies historiques liées à la violence, aux massacres et aux génocides afin de mettre en garde contre la répétition de tels processus.

Selon les canaux officiels de la mission permanente de la Tunisie auprès des Nations Unies, la Tunisie a plaidé pour une "responsabilité particulière et renforcée" des gouvernements, des politiciens, des médias et de la société civile dans la lutte contre cette montée, amplifiée par les nouveaux moyens de communication numériques. "Il ne suffit pas de condamner", a-t-elle martelé, notant que "l’on en est encore très loin". À cet égard, elle a appelé à informer les opinions publiques et à prendre des mesures concrètes contre ceux qui "nourrissent l’islamophobie", ouvertement ou dans l’ombre.

Les messages de l’islam ne sauraient être associés à des actes de violence, a affirmé le diplomate tunisien. "La commémoration de cette journée est au cœur de la mission de l’ONU. Elle vise à construire et à consolider des relations pacifiques, prospères et durables entre tous les pays et les peuples de notre planète", a-t-il conclu.

(TAP)

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