languageالعربية

Saïed se penche la situation des biens confisqués...

Le président de la République, Kais Saïed a reçu, mercredi après-midi au palais de Carthage, les ministres des Finances, Michket Slama Khaldi et des Domaines de l'État et des Affaires foncières, Wajdi Hedhili.

La question des biens confisqués depuis 2011 a été au centre de cette rencontre, a indiqué la présidence de la République, dans un communiqué.

A cet égard, le chef de l'État a souligné que la situation ne peut plus continuer de la sorte, rappelant qu'après plus d'une décennie et demie, l'état de nombreux biens immobiliers et mobiliers stagnait, voire empirait. En plus, un nombre important de ces biens ont vu leur valeur s'éroder, s'ils n'ont pas été cédés à des prix au-dessous de ce qu'ils valent réellement, après avoir été délibérément détériorés.

Saïed a souligné que les choix pris depuis 2011 n’étaient pas fortuits. Et d’expliquer que l'objectif consistait à contourner la révolution et le droit du peuple à récupérer ses deniers spoliés.

Les institutions se sont multipliées privant le peuple de ses droits légitimes, a affirmé le chef de l’Etat, ajoutant la vaine création de la Commission de confiscation, puis d'une autre de gestion de l’argent et des biens objets de confiscation, suivies d'un secrétariat permanent dédié à cette dernière commission, après deux ans de sa création.

"Il s’agissait de la création de structures présentées en tant qu'institutions d’appui aux opérations de gestion des biens confisqués à l’égard de la société Gammarth Immobilière ou El Karama HOLDING qui ne possède de la dignité que la dénomination sociale", a commenté Saïed.

De nombreuses entreprises ont été cédées à des prix dérisoires, sans compter les sommes colossales qui ont été dépensées et qui sont encore à la charge des responsables du Pôle du crédit, de la liquidation et de la gestion judiciaire, a encore affirmé le chef de l'Etat.

Le président de la République a rappelé qu'il avait appelé, à plusieurs reprises, à clore ce dossier, avec la révision de plusieurs transactions de cession, que ce soit dans le domaine immobilier ou mobilier, mais, a-t-il noté, plusieurs cartels sont intervenus, exploitant le système juridique mis en place, dont le fond est contraire à la justice qui devrait être appliquée.

Il a insisté sur la nécessité de mettre fin à cette situation, affirmant qu'il n'est pas question de renoncer au moindre millime qui revient au peuple tunisien, et qui ne se prescrira jamais, ni ne sera annulé, sous quelque prétexte que ce soit. L'objectif est une reddition des comptes juste et non un règlement de comptes avec quiconque, a-t-il souligné.

"Celui qui se tourne sincèrement vers un règlement à l'amiable verra les portes s'ouvrir devant lui, mais celui qui choisit une autre voie en assumera les conséquences", a encore mis en garde le chef de l’Etat, affirmant qu’il n’existe pas de position intermédiaire.

(TAP)

share