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Crise des médicaments : une nouvelle approche nécessaire

Raouf Fekiri, rapporteur de la Commission de la santé et des affaires sociales à l’Assemblée des représentants du peuple, a déclaré que la Tunisie traverse actuellement une véritable crise de disponibilité des médicaments, touchant aussi bien les secteurs public que privé. Il a souligné que les solutions conjoncturelles ne sont plus suffisantes et que la situation nécessite une nouvelle vision et une approche globale pour traiter les problèmes à la racine.

Dans une déclaration à Mosaïque FM, Fekiri a expliqué que parmi les principales causes de cette crise figurent le manque de financements, l’accumulation des dettes envers les pharmacies privées, ainsi que les difficultés liées à l’approvisionnement en médicaments spécifiques et en traitements des maladies chroniques, qui représentent une lourde charge financière pour l’État et sont majoritairement importés.

Il a indiqué que la Commission de la santé prévoyait de tenir une séance en décembre dernier avec l’ensemble des parties concernées, mais que les divergences d’agenda en ont empêché la tenue. Il a toutefois assuré que la Commission sera prochainement réorganisée et qu’une réunion élargie sera organisée, réunissant les ministères de la Santé, des Finances et des Affaires sociales, ainsi que les structures concernées, afin de rapprocher les points de vue et de dégager une nouvelle stratégie pour surmonter la crise.

Raouf Fekiri a insisté sur la nécessité d’adopter une approche participative, fondée sur la coordination entre les pouvoirs législatif et exécutif et la société civile, avec un diagnostic précis des causes de la crise avant d’engager les solutions, afin que le citoyen ne continue pas à supporter le coût des dysfonctionnements financiers et organisationnels.

Il a enfin appelé à une solution urgente pour apurer les dettes des caisses sociales envers les pharmacies privées, afin de garantir la continuité de l’approvisionnement en médicaments et de préserver le droit du citoyen à la santé, rappelant que la santé est un droit constitutionnel qui ne doit pas être soumis aux tiraillements politiques ni à des solutions de circonstance.

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