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Détroit d'Ormuz : Macron dit 'non' à Trump

Emmanuel Macron a affirmé mardi que la France ne participerait pas à des opérations de sécurisation du détroit d'Ormuz "dans le contexte actuel" des bombardements. Une fois la situation apaisée, Paris pourrait toutefois contribuer à des escortes de navires dans ce passage stratégique pour l'économie mondiale.

"Nous ne sommes pas partie prenante au conflit et donc jamais la France ne prendra part à des opérations d'ouverture ou de libération du détroit dans le contexte actuel", a déclaré le président français, rejetant la demande de Donald Trump lors d'un conseil de défense à l'Élysée.

Le président américain avait insisté pour que ses alliés, notamment européens, participent à la sécurisation du détroit, actuellement bloqué par l'Iran. Paris, Londres et Berlin se sont montrés réservés.

Macron a précisé que la France pourrait, lorsque la situation se sera calmée, s'engager avec d'autres nations dans un système d'escorte de pétroliers et porte-conteneurs. "Ce travail nécessitera des discussions et une déconfliction avec l'Iran, car il ne peut en aucun cas s'agir d'une opération de vive force", a-t-il ajouté, rappelant avoir évoqué cette initiative le 9 mars à Chypre.

Des échanges sont déjà en cours avec l'Inde et plusieurs partenaires européens et régionaux. Macron s'est en revanche opposé à l'idée d'étendre l'opération européenne Aspides, actuellement en mer Rouge, au détroit d'Ormuz. La mission Aspides, composée de trois navires militaires, protège à l'origine les navires marchands des attaques des rebelles houtis alliés de l'Iran en mer Rouge.

Avec AFP

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