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Ayachi Hammami: Deux faux-témoins sont derrière les arrestations

L’avocat et ex-ministre des Droits de l’homme, Ayachi Hammami, a déclaré, lors d’une intervention sur les ondes de Mosaïque FM, dans Sbeh Ennes, que les récentes arrestations constituent une violation de la Constitution et des principes fondamentaux de la loi.
 
"Malheureusement, aujourd’hui, l’Exécutif a repris ses vieilles habitudes en recourant à la force, aux arrestations et puis à la magistrature et aux procès pour intimider les opposants", a-t-il ajouté.

Il a souligné qu’un complot contre la sécurité de l’Etat nécessite la formation d’une entente dans le but de mener un coup d’Etat, ce qui n’est pas le cas dans cette affaire.

Ayachi Hammami a indiqué que cette affaire concerne 17 personnes dont 8 noms connus. "En gros, le pouvoir a arrêté des opposants politiques qui n’ont pas de liens apparents, alors que les autres personnes ont été interpellées pour donner plus d’ampleur à ce dossier (…)

 

Les arrestations ont commencé le 11 février et les autorités ont eu recours à un article de la loi antiterroriste qui autorise à l’unité chargée de l’enquête d’écouter des témoins dont l'identité n'est pas révélée à 0 la Défense et qui sont mentionnés sous les noms de xx ou xxx, ce qui suscite des interrogations sur leur existence réelle", a-t-il dit.

L’avocat a souligné que les deux témoins ont mentionné la majorité des opposants de Kais Saïed, dont des organisations comme l’UGTT ou des associations et indiqué que toutes ces parties coordonnent pour fomenter un coup d’Etat.

B.H. Lévy pour "épicer l’affaire"
 

Sur un autre plan, Ayachi Hammami a indiqué que le pouvoir a ajouté le nom de Bernard-Henri Lévy à la liste des personnes soupçonnées de complot contre l’Etat pour "épicer l’affaire" et induire l’opinion publique en erreur, par un dénigrement des opposants comme Issam Chebbi, Chaima Issa et Khayam Turki.

"Ajouter le nom Bernard-Henri Lévy, qui est une personnalité sioniste, hostile à la cause arabe, est immoral parce que cela vise à discréditer l’opposition tunisienne, pas plus", a-t-il précisé.

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