Contraceptifs hormonaux: l’EMA alerte sur un risque rare de méningiome
Le comité de sécurité de l’Agence européenne des médicaments (EMA) a indiqué, vendredi 10 juillet 2026, que certains contraceptifs hormonaux couramment utilisés contenant du désogestrel et de l’étonogestrel pourraient entraîner une légère augmentation du risque de méningiome après une utilisation prolongée.
Les méningiomes sont généralement des tumeurs non cancéreuses qui se développent dans les membranes entourant le cerveau et la moelle épinière.
Le comité a recommandé aux femmes ayant des antécédents actuels ou passés de méningiome de ne pas utiliser de contraceptifs hormonaux contenant les progestatifs de synthèse désogestrel ou étonogestrel.
Les contraceptifs à base de désogestrel sont disponibles sous forme de comprimés à avaler, tandis que ceux contenant de l’étonogestrel sont proposés sous forme d’implants et d’anneaux vaginaux.
L’Agence européenne des médicaments a précisé que le risque de méningiome augmente avec une utilisation prolongée et pourrait être plus élevé chez les femmes ayant déjà utilisé d’autres types de progestatifs associés à cette tumeur, notamment la cyprotérone, le nomégestrol, l’acétate de médroxyprogestérone et le chlormadinone.
L’agence souligne toutefois que le risque global de développer un méningiome reste très faible, avec une estimation d’environ un cas supplémentaire pour 67 300 femmes utilisant ces contraceptifs.
Le comité a indiqué que les notices de ces produits mentionneront désormais le méningiome comme un effet indésirable dont la fréquence reste indéterminée.