Chèques : Des solutions nécessaires pour le paiement échelonné
Le vice-président de la commission des finances, Dhafer Seghiri, a qualifié la polémique autour des résultats de la loi sur les chèques de « campagne de diabolisation de la loi », estimant que celle-ci a rempli son rôle en réduisant le nombre de poursuites judiciaires et en favorisant le recours au virement bancaire comme moyen de paiement.
Dans une déclaration à Mosaïque FM ce mercredi 26 août 2026, Seghiri a rappelé que la loi, entrée en vigueur il y a deux ans, a supprimé la peine d’emprisonnement, tout en maintenant les mécanismes de protection des droits des créanciers à travers des procédures de règlement.
Le député a expliqué que les chèques ne constituent pas, à l’origine, un instrument juridique destiné aux achats à tempérament. Il a ajouté que « malheureusement, les commerçants n’acceptent pas la lettre de change comme moyen de paiement différé », alors qu’elle constitue le moyen légal de régler des achats à crédit. Il a ainsi appelé la Banque centrale à réfléchir à des solutions alternatives pour les citoyens ayant recours au paiement échelonné.
Dans le même contexte, Seghiri a critiqué ce qu’il a qualifié de « faiblesse communicationnelle du gouvernement », qui, selon lui, n’a pas présenté les résultats de ses lois, notamment celles relatives à l’interdiction de la sous-traitance et à la révision du Code du travail. Il lui reproche également de ne pas avoir rassuré les Tunisiens lors des différentes crises et de ne pas avoir communiqué publiquement des statistiques précises sur les résultats de la loi sur les chèques.
Il a par ailleurs estimé que les déclarations concernant le volume de la masse monétaire en circulation ne peuvent pas être imputées aux effets de la loi sur les chèques, mais plutôt au manque de confiance des citoyens dans l’économie de leur pays. Il a rappelé que seulement 35 % des Tunisiens actifs économiquement disposent d’un compte bancaire.