Restaurants touristiques : Des propositions contre les coupures
Le président de la Fédération tunisienne des restaurants touristiques, Habib Ben Moussa, a estimé, dans une déclaration à Mosaïque FM ce lundi 27 juillet 2026, que l’autonomie électrique des restaurants touristiques représente un investissement très coûteux nécessitant d’importants moyens financiers.
Il a toutefois souligné que des solutions peuvent être adoptées, notamment l’obligation pour la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) d’informer à l’avance et suffisamment tôt les établissements concernés des périodes de coupure et de rétablissement du courant, via des messages téléphoniques, à l’instar des notifications envoyées pour le paiement des factures. Selon lui, cette mesure permettrait aux restaurateurs de mieux se préparer, de limiter les pertes et d’éviter les chocs électriques susceptibles d’endommager les équipements.
À plus long terme, Habib Ben Moussa a appelé à supprimer les taxes appliquées à plusieurs équipements, estimant que l’utilisation de batteries nécessite l’installation de panneaux photovoltaïques pour le stockage de l’électricité, ce qui reste très coûteux. Il a précisé que le prix d’une batterie commence à environ 2 000 dinars, avec une autonomie limitée à 6 ou 12 heures au maximum.
Le responsable professionnel a également proposé de généraliser l’utilisation des groupes électrogènes dans les établissements touristiques et autres secteurs, tout en accordant des avantages spécifiques aux utilisateurs. Il a aussi plaidé pour la relance des campagnes de sensibilisation et de formation, assurées par les agents et cadres de la STEG, sur l’utilisation des équipements, leur protection et la maîtrise de la consommation énergétique.
Enfin, Habib Ben Moussa a appelé à une réduction des droits de douane sur les panneaux solaires, les batteries électroniques et les groupes électrogènes dans le cadre de la loi de finances 2027, ainsi qu’à l’octroi d’avantages spécifiques aux secteurs vitaux comme le tourisme et la santé, afin d’anticiper les effets de futurs changements climatiques plus sévères.