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Les Médecins privés, attachés à la CNAM malgré les difficultés

La Commission de la santé au Parlement a auditionné, ce mardi matin 21 juillet 2026, des représentants des médecins et des pharmaciens du secteur privé ainsi que du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens, au sujet de la crise avec les caisses sociales.

Dr Mehdi Mehersi, vice-président du Syndicat des médecins du privé, a indiqué que le secteur fait face à de grandes difficultés, en raison du non-respect par les caisses sociales des délais de paiement de leurs dus. Cette situation les a poussés à programmer une réunion extraordinaire de leur instance administrative, dont les décisions pourraient déboucher sur des mesures d’escalade

Il a précisé que leur relation avec les caisses a toujours été guidée par l’intérêt du citoyen, raison pour laquelle les médecins évitent encore de recourir à la grève, malgré les pertes financières subies.

Dans une déclaration à Mosaïque FM,  Dr Mehersi a ajouté que la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) devrait régler les prestations dues aux professionnels de santé privés, dans un délai ne dépassant pas deux semaines, alors que ces paiements accusent actuellement un retard de six mois, sans signe d’amélioration. Il a appelé à une rencontre avec le président de la République ou à son intervention, tout en affirmant que les médecins restent attachés au système d’assurance maladie.

De son côté, le représentant des pharmaciens privés a affirmé que des dizaines de pharmaciens font face à des poursuites judiciaires, en raison de difficultés financières et qu'ils subissent des saisies, à cause des retards de paiement de leurs créances par les caisses sociales.

Il a rappelé que son secteur avait proposé au ministère du Commerce une augmentation de 100 millimes sur les produits, afin de couvrir les pénalités liées aux retards de paiement des caisses, mais que cette proposition avait été rejetée. Il a, également, critiqué l’absence de lutte contre le secteur parallèle qui commercialise des médicaments et des compléments alimentaires de contrebande, estimant que cette situation contribue à la hausse des prix des médicaments.