languageالعربية

Nafti : 'La Tunisie est la porte d’entrée vers l’Afrique'

En visite à Séoul, le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, a déclaré,  dans un entretien à l’agence sud-coréenne Yonhap, que les investissements en Afrique ouvrent de nouvelles opportunités commerciales et permettent de diversifier et de sécuriser les chaînes d’approvisionnement, dans un contexte de perturbations des voies commerciales mondiales.

Il a souligné que la Tunisie peut jouer un rôle de « porte d’entrée stratégique » pour les entreprises sud-coréennes souhaitant accéder aux marchés africains, européens et moyen-orientaux.

Une position géostratégique

Selon lui, la position de la Tunisie, au carrefour de l’Afrique, de l’Europe et du monde arabe, offre à la Corée du Sud une plateforme idéale, fondée sur une base industrielle en développement, des infrastructures en amélioration continue et des compétences qualifiées.

Il a ajouté que les crises internationales récentes, notamment l’instabilité autour du détroit d’Ormuz, renforcent la nécessité pour la Corée du Sud de diversifier ses chaînes de production et d’approvisionnement vers l’Afrique.

Diversification des chaînes d’approvisionnement

Le ministre a estimé que les tensions géopolitiques actuelles rendent cette diversification incontournable, tant sur le plan économique que sécuritaire. Aussi a-t-il appelé les entreprises sud-coréennes à renforcer leur présence en Afrique.

Il a, également,  rappelé que les routes maritimes passant par le Cap de Bonne-Espérance gagnent en importance, en raison des perturbations affectant les voies traditionnelles du commerce mondial.

Partenariat industriel et transfert de technologie

Mohamed Ali Nafti, ancien ambassadeur de Tunisie en Corée du Sud, entre 2013 et 2018, a qualifié sa présence à Séoul de « retour à une deuxième patrie », saluant le dynamisme et la résilience du peuple coréen.

Il a enfin insisté sur les attentes des pays africains, qui privilégient désormais des partenariats axés sur le développement industriel, le transfert des technologies et la création de valeur ajoutée, plutôt que de simples relations basées sur l’extraction des ressources.