Première journée sur la santé intégrative en oncologie
L'African Women’s Global Health Alliance in Oncology a tenu, ce samedi à Tunis, sa première journée scientifique, consacrée à la « santé intégrative en oncologie », en présence de médecins et de spécialistes du traitement du cancer et des soins globaux.
Cette rencontre inaugure une nouvelle réflexion autour de la santé intégrative, une approche moderne de la prise en charge des patients atteints de cancer. Elle combine les traitements médicaux conventionnels avec des dispositifs de soutien psychologique, physique et nutritionnel, afin d’assurer un accompagnement global, plus humain et personnalisé des femmes touchées par des cancers.
Dépistage précoce...
Dans une déclaration à Mosaïque FM, la docteure Héla Hammami, présidente de l’AWGHO, a rappelé que la médecine contemporaine dépasse désormais la seule dimension technologique pour placer le patient au cœur du parcours de soins, en tenant compte de ses besoins psychologiques et sociaux.
Elle a souligné la nécessité d’une médecine plus humaine, fondée sur le partenariat entre le médecin et le patient dans la prise de décision thérapeutique. "Le succès d’un traitement ne se limite plus aux résultats cliniques, mais inclut également la capacité du patient à retrouver son équilibre psychologique, social et professionnel et à mieux vivre avec la maladie", a-t-elle indiqué.
La spécialiste a insisté sur l’importance du dépistage précoce et de la sensibilisation, en particulier pour les cancers du sein et du col de l’utérus. Elle a appelé à adopter un mode de vie sain, à lutter contre le tabagisme, à pratiquer une activité physique régulière et à effectuer des contrôles médicaux périodiques, notamment pour les personnes à risque.
Elle a, également, salué les efforts des autorités de la sante et des acteurs du secteur, soulignant les progrès réalisés en matière de prise en charge des cancers et d’accès aux traitements innovants.
Décisions partagées
De son côté, la docteure Chiraz Ben Ayed, vice-présidente de l’AWGHO, a mis en avant le concept de « décision médicale partagée », devenu central dans la médecine moderne.
Elle a expliqué que la prise en charge globale ne consiste pas uniquement à traiter la maladie, mais à accompagner le patient dans toutes les dimensions. "L’implication du patient dans la compréhension de sa pathologie et de ses options thérapeutiques favorise une meilleure adhésion aux traitements et améliore les résultats, tant sur le plan médical que psychologique", a dit Ben Ayed.
Elle a précisé que cette initiative est née de l’expérience de médecins oncologues confrontés au besoin de mieux coordonner le parcours de soins et d’y intégrer un accompagnement humain et psychologique, face aux difficultés rencontrées par certains patients dans la compréhension de leur traitement.
Enfin, elle a souligné que la Tunisie dispose d’un haut niveau d’expertise médicale dans les secteurs, public et privé.
L’AWGHO est une initiative régionale, visant à améliorer la prise en charge des femmes atteintes de cancer en Afrique, en développant une approche globale intégrant soins médicaux, soutien psychologique et accompagnement social.