Le « Marché de l'Agriculteur tunisien » sans intermédiaires
Les activités du « Marché de l'agriculteur tunisien » se poursuivent au siège de l’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche, à El Khadra, à Tunis, les mardi, mercredi et jeudi 12, 13 et 14 mai 2026, dans le cadre de la célébration de la Journée nationale de l’agriculteur.
Des produits agricoles frais
Dans une déclaration à Mosaïque FM, Zohra Naffef, membre du bureau exécutif de l’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche et chargée de la femme rurale, a indiqué que l’événement réunit 25 agriculteurs et agricultrices proposant divers produits agricoles frais, notamment des pommes de terre, des fèves, de la laitue ainsi que d’autres légumes de saison.
Elle a précisé que l’objectif principal de ce marché est de rapprocher directement le producteur du consommateur, sans intermédiaires, afin de garantir des prix abordables pour les citoyens tout en préservant les droits des agriculteurs, surtout face à l’affluence enregistrée.
Les difficultés du secteur agricole
Évoquant la situation du secteur agricole, Zohra Naffef a souligné les difficultés rencontrées par les agriculteurs, notamment dans le secteur des légumes, en raison des perturbations climatiques et des pluies persistantes durant le mois de mai, favorisant la propagation des maladies agricoles et l’augmentation des coûts de production.
Elle a expliqué que les prix de vente des produits agricoles ne couvrent souvent pas les coûts de production, estimant que les intermédiaires portent une grande part de responsabilité dans la hausse des prix pour le consommateur. Selon elle, les agriculteurs vendent les pommes de terre entre 1,700 et 1,800 dinars le kilo, alors qu’elles sont commercialisées auprès du consommateur à près de 3 dinars. Elle a ainsi appelé à un meilleur contrôle des circuits de distribution et à un plafonnement des prix basé sur les coûts réels de production.
Les prix des moutons de l’Aïd
La responsable a également abordé la question des moutons de l’Aïd, à l’approche de Aïd al-Adha, estimant que la hausse des prix est principalement liée à l’intervention des intermédiaires, alors que les éleveurs supportent les charges d’élevage et d’alimentation durant toute l’année.
Elle a ajouté que la fixation des prix à , 27 dinars le kilo vif pour les moutons de moins de 45 kg, 25,8 dinars le kilo vif pour ceux pesant entre 45 et 65 kg et 23,8 dinars le kilo vif pour ceux dépassant 65 kg, a créé une pression supplémentaire sur les agriculteurs et les professionnels du secteur de la viande.
En conclusion, Zohra Naffef a invité les citoyens à visiter le « Marché du paysan tunisien » au siège de l’Union à El Khadra, soulignant que les produits proposés proviennent directement des agriculteurs et sont vendus à des prix accessibles avec une qualité fraîche garantie.