Salaires et pensions : Hausses progressives jusqu’en 2028
Le docteur en droit du travail Hafedh Laamouri a estimé, dans une déclaration à Mosaique FM, que les augmentations des salaires dans la fonction publique sont globalement plus avantageuses que les précédentes, précisant qu’elles seront calculées sur la base du salaire mensuel brut.
Il a indiqué que ces hausses sont évaluées à 120 dinars par an sur les années 2026, 2027 et 2028, et qu’elles seront soumises aux cotisations sociales et aux prélèvements fiscaux. Elles dépassent ainsi les augmentations antérieures, limitées à environ 100 dinars.
Secteur privé : des hausses jugées insuffisantes
Concernant le secteur privé, Hafedh Laamouri a estimé que la revalorisation de 5% reste en deçà des attentes, qu’il situait autour de 6%, malgré les difficultés économiques rencontrées par de nombreuses entreprises.
Il a rappelé que 84% des sociétés privées emploient moins de 20 salariés, ce qui explique que ces augmentations concernent principalement les structures capables de les absorber. Elles ne se limitent pas au salaire de base, mais englobent également les primes de présence et de transport, revalorisées au même rythme sur la période 2026-2028.
Retraites et SMIG en progression
S’agissant des pensions de retraite, il a précisé que les augmentations dans le secteur public varient selon le montant de la pension de chaque bénéficiaire. Dans le privé, les hausses salariales et des primes devraient avoir un impact progressif sur les pensions futures.
Enfin, concernant le salaire minimum garanti (SMIG), il a souligné que la Tunisie atteindra en 2028 un niveau de 611 dinars pour le régime de 48 heures hebdomadaires, une première historique.
Ces mesures s’inscrivent dans le cadre des décrets publiés au Journal officiel, prévoyant une revalorisation progressive des salaires dans les secteurs public et privé ainsi que des pensions de retraite entre 2026 et 2028.