Mise en garde contre la médecine esthétique illégale
La Société tunisienne de médecine esthétique met en garde contre la pratique illégale de la médecine esthétique.
La docteure Imène Ben Farj Ben Ammar, présidente de la Société tunisienne des médecins esthétiques, a déclaré ce vendredi 17 avril 2026 à Mosaïque FM que l’organisation lance un signal d’alerte après le décès d’une femme en France, suite à une injection de « filler » réalisée dans une zone sensible, dans le cadre d’une pratique médicale illégale effectuée dans un lieu non autorisé. Elle a exprimé sa crainte de voir de tels drames se reproduire en Tunisie.
Elle a expliqué que l’injection ayant entraîné la mort d’une jeune femme en France a été réalisée dans un appartement par une influenceuse active sur les réseaux sociaux, sans être médecin, ce qui a provoqué de graves complications ayant conduit au décès de la victime, notamment des effets cardiaques.
La docteure Imène Ben Farj Ben Ammar a insisté sur le fait que les actes d’injection esthétique ne doivent être pratiqués que par des médecins spécialisés, dans des cliniques ou cabinets médicaux respectant les conditions sanitaires et légales.
Elle a également mis en garde contre la prolifération de centres clandestins non autorisés en Tunisie, qui utilisent des campagnes publicitaires trompeuses sur les réseaux sociaux pour promouvoir des injections à bas prix, exposant ainsi la santé des citoyens à de graves risques.
Dans ce contexte, elle a appelé à une intervention urgente des ministères de la Santé et du Commerce afin de lutter contre ces abus, en fermant les espaces illégaux et en surveillant les circuits de distribution des produits médicaux sensibles, notamment face à la multiplication de pages sur les réseaux sociaux proposant du « filler » et du « botox », ainsi que la fermeture de ces plateformes en ligne.
Enfin, la présidente de la Société tunisienne des médecins esthétiques a exhorté le parquet à appliquer strictement la loi contre toute personne usurpant la qualité de médecin ou exerçant illégalement la médecine.