L’UGTT tient un congrès décisif à Monastir
L’Union générale tunisienne du travail tiendra, du 25 au 27 mars à Monastir, les travaux de son congrès ordinaire.
Ce congrès verra la participation de 614 délégués ayant le statut de membres habilités à élire les 15 membres du nouveau bureau exécutif de la Centrale syndicale ainsi que deux instances nationales chargées du règlement intérieur et du contrôle financier.
Ce congrès intervient au moment où l’UGTT traverse une crise structurelle marquée par des appels répétés de l’opposition syndicale à suspendre ses travaux et à résoudre les problèmes qui sont à l’origine de cette situation.
Les syndicalistes nourrissent de grands espoirs quant à la possibilité de réorganiser l’organisation syndicale et de surmonter les divisions qui ont entravé le fonctionnement du bureau exécutif sortant, dirigé par son secrétaire général Noureddine Taboubi. Rappelons que ce dernier avait annoncé sa démission le 23 décembre 2025 avant de se rétracter, le 14 janvier 2026 et opter pour la tenue du congrès.
Au total, 46 candidats sont en lice pour le prochain bureau exécutif, dont 9 femmes, parmi lesquelles deux membres du bureau sortant : Hedia Arfaoui et Sihem Bousetta.
La liste des candidats comprend, également, six membres du bureau exécutif sortant, dont Slaheddine Selmi, Othmane Jlili, Farouk Ayari et Tahar Mezzi, ainsi que six secrétaires généraux régionaux.
Par ailleurs, certains jeunes qui avaient occupé des fonctions au sein de fédérations générales, tels que Wajih Zidi, Salouane Smiri etc. et des secrétaires généraux d’unions régionales comme Kacem Zammni (Sousse) et Slah Ben Hamed (Gabès) figurent, également, sur la liste des candidats.
Outre l’élection du bureau exécutif, le congrès procédera à l’élection de l’instance du règlement intérieur, pour laquelle 24 candidats se sont présentés, ainsi que de l’instance de contrôle financier, qui compte 21 candidats.
Le congrès devrait être marqué par la concurrence de deux prinicipales listes électorales « non déclarées », regroupant chacune des membres du bureau exécutif sortant.
D’un autre côté, Hassène Arfaoui, secrétaire général de l’union régionale de La Manouba, a été sollicité pour présider le congrès mais il s’est finalement désisté en faveur du secrétaire général sortant de l’UGTT, Noureddine Taboubi.
Par ailleurs, Hafedh Rebii, secrétaire général de l’URTT de Béja, a été proposé au poste de vice-président.
Le congrès de Monastir constitue un rendez-vous décisif qui déterminera l’avenir de la Centrale syndicale qui devrait choisir soit la voie de consensus et de réorganisation interne, soit celle des divisions et des conflits internes.