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Saïed appelle à la lutte contre la drogue en milieu scolaire

Le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu hier, jeudi 11 février 2026, Khaled Nouri, ministre de l’Intérieur, Noureddine Nouri, ministre de l’Éducation, ainsi que Sofiene Bessadek, secrétaire d’État à la Sécurité nationale, selon un communiqué de la présidence.

Au début de la réunion, le chef de l’État a insisté sur la nécessité de protéger les élèves contre le fléau de la drogue, qui s’est propagé à l’intérieur et aux abords des écoles et des lycées. Il a souligné l’importance d’assurer des patrouilles sécuritaires permanentes, affirmant que ce phénomène, en constante aggravation, vise à fragiliser la société. Il a toutefois précisé que la réponse ne doit pas être uniquement sécuritaire, mais reposer sur la mobilisation de tous les efforts, non seulement pour démanteler les réseaux de trafic, mais aussi pour consacrer quotidiennement une partie des cours à la sensibilisation aux dangers de ces « poisons », dont l’unique antidote réside dans l’éducation des esprits et une éducation civique préservant l’État, son unité et l’ensemble des composantes de la société, au sein des familles comme dans les établissements scolaires et au-delà.

Le président de la République a également souligné l’importance capitale du secteur de l’éducation, qu’il considère comme un secteur de souveraineté. « Ce n’est pas un hasard si la Constitution a prévu la création d’un Conseil supérieur de l’éducation, qui sera prochainement mis en place afin d’entamer ses travaux et de corriger les choix erronés adoptés dans ce domaine », a-t-il déclaré.

Il a ajouté qu’« une erreur dans ce secteur ne peut être corrigée qu’après au moins deux décennies », rappelant que la Tunisie aurait dû éradiquer totalement l’analphabétisme. Il a cependant déploré la hausse du décrochage scolaire et estimé que « l’assassinat de la capacité de penser librement » a conduit à une forme d’analphabétisme déguisé, plus grave encore que celui de ceux qui ne savent ni lire ni écrire.