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Algérie : Pyromanes et kidnappeurs encourent la peine de mort

Les députés algériens doivent se prononcer, ce jeudi, sur une révision du Code pénal prévoyant d’étendre la peine de mort aux auteurs d’incendies volontaires de forêts, de bois ou de champs, ainsi qu’aux auteurs d’enlèvements d’enfants accompagnés de violences graves.

Cette réforme intervient après les incendies meurtriers, enregistrés cet été, dans le Nord-est de l’Algérie, qui ont officiellement fait 12 morts. Le président Abdelmadjid Tebboune avait demandé, fin août, l’introduction de la peine capitale pour les auteurs d’incendies criminels.

L’Algérie continue de prononcer des condamnations à mort, mais observe un moratoire de fait sur les exécutions, depuis 1993.

Le projet prévoit, également, la peine capitale pour l’enlèvement d’un enfant accompagné de torture, d’agression sexuelle ou de mutilation. Ces faits sont actuellement passibles de 20 ans de réclusion ou de la perpétuité, selon le ministre de la Justice, Lotfi Boudjemaa.

Le texte suscite des critiques d’Amnesty International, qui appelle Alger à y renoncer et à ne pas reprendre les exécutions. Le gouvernement défend,  pour sa part, le durcissement des sanctions, invoquant notamment le caractère organisé de certains incendies et l’existence présumée de liens avec des « parties étrangères ».

Avec AFP