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Crise à Ceuta : Tensions entre Madrid, Rome, Paris et Washington

Près de 60.000 migrants ont franchi ces derniers jours la frontière entre le Maroc et l'enclave espagnole de Ceuta, à la suite d'une rumeur affirmant que le passage vers le territoire espagnol était ouvert. Selon les autorités, 34 personnes ont perdu la vie en tentant d'entrer illégalement dans l'enclave.

Le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, a dénoncé une « attaque » ainsi qu'une "violation de l'intégrité territoriale de l'Espagne».

Face à cette crise migratoire, le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a déclaré jeudi vouloir suspendre l'Espagne de l'espace Schengen, une proposition qui aurait reçu le soutien de la Finlande.

De son côté, l'Élysée a indiqué à RTL que la France était prête à apporter aux autorités espagnoles tout le soutien nécessaire, notamment par l'intermédiaire de l'agence Frontex. Le ministre délégué à l'Intérieur, Laurent Nuñez, a également annoncé un renforcement des contrôles à la frontière franco-espagnole.

Trump évoque une « invasion »

Le président américain Donald Trump a estimé vendredi que les images de milliers de migrants entrant à Ceuta ressemblaient à « une invasion d'un pays ». Il a averti qu'une situation similaire pourrait se produire aux États-Unis si les démocrates revenaient au pouvoir.

« Si nous ne sommes pas au pouvoir, notre pays sera envahi à des niveaux qui feront passer ce qui arrive en Espagne pour de la gnognotte », a-t-il déclaré lors d'un Conseil des ministres à la résidence présidentielle de Camp David.

Washington accuse Madrid

Les États-Unis ont également accusé le gouvernement espagnol d'avoir mené des « efforts délibérés » pour favoriser l'immigration clandestine.

« Cet incident inacceptable est la conséquence directe des efforts délibérés du gouvernement espagnol visant à permettre et à faciliter l'immigration clandestine massive vers l'Europe », a affirmé le département d'État américain sur X.