Détroit d’Ormuz: plusieurs pays dénoncent le blocus annoncé par Trump
L’annonce d’un blocus naval américain dans le détroit d’Ormuz par Donald Trump suscite une vague de critiques à l’international. Entrée en vigueur ce lundi 13 avril, cette mesure est jugée dangereuse et injustifiée par plusieurs puissances européennes et régionales.
L’Espagne a rapidement affiché son opposition. Sa ministre de la Défense, Margarita Robles, a estimé qu’un tel blocus « n’a aucun sens », dénonçant une escalade supplémentaire dans un contexte déjà tendu.
Même position du côté du Royaume-Uni. Le Premier ministre Keir Starmer a affirmé que Londres ne soutient pas cette initiative, précisant que son pays refuse d’être entraîné dans le conflit, malgré des actions défensives menées depuis le début des hostilités.
Paris plaide pour une solution diplomatique
Sans se prononcer directement sur le blocus, Emmanuel Macron a appelé à la tenue d’une conférence internationale dans les prochains jours. Objectif: mettre en place une mission multinationale « strictement défensive » afin de garantir la liberté de navigation dans cette zone stratégique.
En Allemagne, le chancelier Friedrich Merz a averti que les conséquences économiques du conflit se feront sentir durablement, même après la fin des combats.
De leur côté, la Chine et la Turquie réclament une réouverture rapide du détroit d’Ormuz, passage clé pour le commerce mondial des hydrocarbures.
Ankara insiste sur la nécessité de relancer les négociations avec Téhéran, tandis que Pékin redoute un impact direct sur ses approvisionnements énergétiques.
Seul allié à soutenir ouvertement Washington, Benjamin Netanyahu a affirmé que son pays appuie cette décision et reste en étroite coordination avec les États-Unis.
À l’inverse, l’Iran a vivement réagi. Les autorités iraniennes qualifient le blocus d’illégal et d’acte de « piraterie », mettant en garde contre une extension du conflit dans le Golfe.