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Ultimatum de Trump à l’Iran : ce qu’il faut retenir

À quelques heures de l’expiration de l’ultimatum adressé à l’Iran, le président américain Donald Trump a confirmé que les États-Unis étaient prêts à lancer des frappes en l’absence d’accord d’ici 20h (heure de Washington), lors d’un entretien avec le journaliste Bret Baier de Fox News.

Dans la région, plusieurs mesures de précaution ont été annoncées. Le principal port de Bahreïn suspendra temporairement ses activités à partir de mercredi. Le Koweït a également appelé sa population à rester chez elle durant la nuit précédant l’échéance.

En Iran, des habitants ont formé des chaînes humaines autour de sites potentiellement visés, selon des médias locaux.

De son côté, l’Organisation des Nations unies a rappelé que cibler des infrastructures civiles pourrait constituer un crime de guerre. Le haut-commissaire aux droits de l’homme Volker Türk a dénoncé une « rhétorique incendiaire » autour du conflit.

L’ambassadeur iranien à l’ONU Amir-Saeid Iravani a accusé Donald Trump de tenir un discours « alarmant », évoquant des intentions pouvant relever de « crimes de guerre ».

Le secrétaire général de l’ONU António Guterres s’est également dit « très préoccupé » par les déclarations du président américain, soulignant qu’« aucun objectif militaire ne justifie la destruction massive des infrastructures d’une société ».

Enfin, certains parlementaires démocrates aux États-Unis ont évoqué la possibilité de recourir au 25e amendement, qui permet d’écarter un président jugé inapte à exercer ses fonctions.