Trump 'rassure' Israël et ses alliés du Golfe
Le président américain, Donald Trump, a fait le point, lors d'une allocution solennelle à la Maison Blanche, dans la nuit de mercredi à jeudi, sur la guerre au Moyen-Orient.
« La guerre était nécessaire, elle est quasiment gagnée, elle sera bientôt terminée », a-t-il déclaré, tentant de justifier l'opération militaire contre l'Iran auprès d’Américains de plus en plus mécontents, après un mois de conflit et de communication désordonnée.
Donald Trump a, par ailleurs, promis qu'il n'abandonnerait pas les pays du Golfe, ciblés par l'Iran en représailles aux frappes israélo-américaines.
"Je tiens à remercier nos alliés au Moyen-Orient: Israël, l'Arabie saoudite, le Qatar, les Émirats arabes unis, le Koweït et Bahreïn. Ils ont été formidables et nous ne les laisserons en aucun cas subir le moindre préjudice ou échec", a-t-il affirmé.
« Au cours de ces quatre dernières semaines, nos forces armées ont remporté sur le champ de bataille des victoires rapides, décisives et écrasantes; des victoires comme peu de gens en ont jamais vu auparavant », a-t-il encore dit.
Une allocution sobre mais teintée d’hyperboles
Le discours, d’une durée inférieure à vingt minutes, était globalement plus sobre que ses interventions habituelles sur le réseau Truth Social, mais ponctué d’hyperboles caractéristiques.
« Ce soir, je suis heureux de pouvoir dire que nos objectifs stratégiques fondamentaux sont proches d’être remplis », a répété Trump, précisant que l’opération militaire devrait se conclure d’ici deux à trois semaines. L’Iran sera frappé « extrêmement dur » si les discussions avec ses dirigeants échouent.
La polémique des prix du pétrole en coup de vent
Le président a effleuré le sujet sensible du prix du carburant, responsable d’un mécontentement croissant et d’une baisse de popularité. Il a qualifié cette flambée de phénomène « de court terme » et assuré que l’économie américaine n’avait « jamais été aussi forte », malgré des chiffres contredisant ses propos. Il a, également, insisté sur l’afflux d’investissements aux États-Unis.
L’opinion publique et le rôle des États-Unis
Trump a rappelé que les États-Unis, en tant qu’exportateurs de pétrole, ne dépendaient pas du détroit d’Ormuz, bloqué par l’Iran. Les pays affectés par ce blocage doivent « s’en occuper », tout en promettant de ne pas « abandonner » ses alliés du Golfe.
En revanche, il n’a pas évoqué un éventuel déploiement de troupes au sol, ni renouvelé ses critiques contre l’OTAN.
Concernant les réserves de l’uranium enrichi iranien, surnommées par lui « la poussière nucléaire », il a assuré qu’elles étaient profondément enfouies depuis les bombardements de juin 2025 et qu’une surveillance par satellite suffisait pour l’instant.
Réactions et incertitudes
« Quiconque regarde ce discours ne sait pas si Trump est en train d’aggraver ou d’apaiser le conflit avec l’Iran. Mais à vrai dire, lui non plus », a réagi le sénateur démocrate Chris Murphy sur X.
Les Américains, qui voteront prochainement lors des élections législatives, restent majoritairement opposés à ce conflit.
Agences