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Libye : Dbeibah met en garde contre la violence

Le chef du Gouvernement d’union nationale libyen, Abdelhamid Dbeibah, a déclaré que la Libye traverse une phase délicate qui remet sur la table des interrogations fondamentales quant à la trajectoire que les Libyens souhaitent pour leur pays, mettant en garde contre le coût exorbitant payé par le peuple chaque fois que la logique de la violence l’emporte sur la voix de la raison.

Dbeibah a estimé que le crime de l’assassinat de Seïf al-Islam Kadhafi « réaffirme que le sang libyen, quelle que soit l’identité de la victime, constitue une ligne rouge à laquelle il ne saurait être porté atteinte », soulignant que « les voies des assassinats et de l’exclusion n’ont jamais produit ni État ni stabilité, mais ont au contraire approfondi les divisions et alourdi la mémoire nationale de blessures ».

Il a rappelé que la Libye a connu cette approche à différentes étapes de son histoire, et que ses conséquences ont été la prolongation du conflit et l’éloignement des Libyens du projet d’un État fédérateur, affirmant que le pari doit rester celui des institutions de l’État et du processus judiciaire pour révéler toute la vérité et consacrer le principe de la responsabilité, loin de toute logique de vengeance ou de justification.

Dbeibah a réitéré que l’État que les Libyens aspirent à bâtir est un État de droit et d’institutions, où les différends sont gérés par le dialogue et le respect de la volonté populaire, et non par la violence ou la reproduction des tragédies du passé. Il a ajouté que la porte de l’engagement dans le projet d’un État unifié demeure ouverte à tous ceux qui respectent ses règles et rompent avec les méthodes de la phase précédente.

Dans ce contexte, il a affirmé que « la soumission à la justice et à l’État constitue la véritable garantie des droits et la voie la plus sincère pour préserver la vie et la dignité », soulignant que la justice libyenne demeure, malgré tous les défis, une institution nationale indépendante et un refuge pour l’équité. Il a également condamné toute tentative de porter atteinte au droit de la famille du défunt ou de la tribu des Kadhadhfa à organiser les cérémonies de deuil, de restreindre le devoir de solidarité humaine entre les Libyens, ou d’imposer des dispositifs sécuritaires contraires aux valeurs humaines et aux traditions sociales libyennes authentiques.