France : le budget 2026 adopté après l’échec des motions de censure
En France, l’Assemblée nationale a rejeté, lundi 2 février, les deux dernières motions de censure déposées en réaction au recours à l’article 49.3 de la Constitution, utilisé par le premier ministre Sébastien Lecornu pour faire adopter le budget de l’État pour l’année 2026 sans vote.
La motion de censure présentée par la gauche a recueilli 260 voix, un chiffre insuffisant pour renverser le gouvernement, 289 voix étant nécessaires. De son côté, la motion déposée par le Rassemblement national (RN) et son allié, le groupe UDR, n’a obtenu que 135 voix.
Le rejet de ces deux motions permet ainsi l’adoption définitive du budget de l’État, un texte clé pour la politique économique française. Présenté en Conseil des ministres le 14 octobre dernier, ce budget prévoit de ramener le déficit public à 5,0 % du produit intérieur brut (PIB) en 2026, contre 5,4 % en 2025, dans un contexte de fortes contraintes budgétaires et de tensions politiques persistantes.
À noter que l’article 49.3 permet au gouvernement français de faire adopter un texte sans vote parlementaire, sauf si une motion de censure est adoptée, un mécanisme souvent critiqué mais régulièrement utilisé en période de majorité fragile.
Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, s'est réjoui dans un message sur X, que la France ait "enfin" un budget, qui n'est "pas le texte du gouvernement" mais "le résultat d'un compromis parlementaire, intégrant des amendements de tous les groupes".