Menu

Un glacier s'effondre dans les Alpes italiennes: au moins 6 morts

Un énorme bloc s'est détaché, ce dimanche après-midi, du glacier de la Marmolada, le plus grand des Alpes italiennes, provoquant une avalanche qui a fait au moins six morts et huit blessés.

La porte-parole des secours, Michela Canova, a indiqué à l'AFP en début de soirée que le bilan, initialement de cinq morts, était monté à "six victimes confirmées".

Huit blessés sont également à déplorer: deux d'entre eux ont été transportés à l'hôpital de Belluno, un plus grave à Trévise, et cinq à Trente, a-t-elle indiqué, sans donner de précisions sur la nationalité des victimes.

Plusieurs hélicoptères ont été déployés sur place pour participer aux opérations de secours et surveiller l'évolution de la situation. En effet, cet effondrement est survenu au lendemain d'un record de température au sommet du glacier, dix degrés.

Selon Renato Colucci, un spécialiste des glaciers cité par l'agence italienne AGI, ce phénomène "est appelé à se répéter", car "depuis des semaines les températures en altitude sur les Alpes sont bien au-delà des valeurs normales".

La porte-parole des secours a décrit "une avalanche de neige, de glace et de roche qui sur son passage a touché la voie d'accès au moment où s'y trouvaient plusieurs cordées, dont certaines ont été emportées". "Le nombre définitif d'alpinistes impliqués n'est pas encore connu", a-t-elle ajouté.

Le glacier de la Marmolada, surnommé "la reine des Dolomites", est le plus grand glacier de ce massif montagneux du nord de l'Italie faisant partie des Alpes. Situé dans le Trentin, il donne naissance à la rivière Avisio et surplombe le lac de Fedaia.

Selon le rapport du Giec paru le 1er mars, la fonte des glaces et neiges est l'une des dix menaces majeures causées par le réchauffement climatique, perturbant les écosystèmes et menaçant certaines infrastructures.

Selon le Giec, les glaciers en Scandinavie, en Europe centrale et dans le Caucase pourraient perdre 60 à 80 % de leur masse d'ici à la fin du siècle. La vie traditionnelle de peuples comme les Sami en Laponie, qui pratiquent l'élevage des rennes, est déjà perturbée.

(AFP)