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BCE: l'égalité en matière d'héritage est étudiée

Béji Caïd Essebsi, président de la République a indiqué ce dimanche 13 août 2017 lors de son discours à l’occasion de la fête de la femme que la publication du code du statut personnel en 1956 était une priorité.


"En 56 la situation était différente. Le pays devait faire face à l'analphabétisme… Durant cette période des femmes étaient couvertes de la tête aux pieds, en plus la polygamie était courante et le fait de divorcer était très simple… Les femmes n'avaient pas de droits. Le code du statut personnel n'était pas accepté par le peuple mais à l'époque le gouvernement était fort. L'Etat a fourni les raisons de la réussite du code en imposant l'éducation pour tous. Si nous avons réussi en Tunisie, c'est parce que nous avons libéré les femmes. Pour moi toutes les femmes sont pareilles et elles ont participé à l'évolution du pays. Nous avons des femmes ministres et qui sont capables de diriger sans entraves grâce aux mesures et aux réformes faites au fur et à mesure dont la liberté de voyage et d'extraire des passeports à leurs enfants mineurs...Ainsi la femme est devenue proche de l'homme au niveau des droits".


Béji Caïd Essebsi a aussi commenté la promulgation de la loi contre les violences faites aux femmes. "Cette loi a été initiée par l'actuelle ministre de la santé et elle a été achevée il y a quelques jours. Pour l'ensemble du corps médical en Tunisie, 60% sont des femmes. 35% de l'ensemble des ingénieurs sont des femmes et ce taux s'approche des 50%. Pour le corps des magistrats ce taux est de 41%... Le fait de penser à une parité entre femmes et hommes n'est pas à exclure en Tunisie. Mais ceci ne veut en aucun cas dire que nous ne respectons pas le côté religieux. Nous n'allons en aucun cas promulguer des lois contraires à la religion. Le problème réside dans l'héritage... nous sommes prêts à revoir la question pour la parité dans l'héritage entre hommes et femmes".


Le président de la République a noté qu'une commission a été chargée d'examiner les libertés individuelles et la parité dans l'héritage.


"L'Etat trouvera la formule adéquate pour assurer la parité dans l'héritage en Tunisie. Je demande aussi au ministre de la justice de revoir le circulaire numéro 73 car nous avons plusieurs tunisiennes mariées à des étrangers. La Constitution permet de faire ce genre de modification", a noté le président de la République.