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Ben Ammar : J'aimerais ramener les producteurs américains en Tunisie

Suite à son invitation dans la catégorie "exécutif" dans le jury de l'Académie des Arts, organisateur des Oscars, le producteur tunisien Tarak Ben Ammar a confié à Mosaïque qu'il est content d'être invité à cette mission bien qu'il ne l'ait pas cherché.

Tout a commencé en 2017 lorsqu'il a été appelé par les associés du Weinstein Company pour sauver la société de la faillite suite au scandale de l'harcèlement sexuel où l'accusé Harvey Weinstein a été reconnu coupable de viol et agression sexuelle et condamné à 23 ans de prison ferme. Ben Ammar a sollicité tous ses contacts pour payer les dettes de la société et les honoraires des artistes tel quel Quentin Tarantino, Robert De Niro, Bradley Cooper, etc... Ainsi que les dommages moraux pour les femmes qui ont porté plainte chiffrés à 19 millions de dollars. Une mission accomplie avec succès qui a rendu le nom de Ben Ammar plus luisant dans le domaine. Une fois directeur de la nouvelle société baptisée Spyglass Group au lieu de Weinstein Company, son profil a été parrainé par deux membres de l'Académie pour qu'elle bénéficie de sa notoriété et de son savoir faire.

"Mon objectif est de ramener les producteurs américains en Tunisie", "Allez voir les studios de Hammamet et Ben Arous, ça a été fabriqué par des Tunisiens, Hollywood est ici", avoue Ben Ammar.

Le producteur compte changer les préjugés qu'on a sur la Tunisie et envoyer des messages positifs sur le climat social et politique du pays.

Quant à la nouvelle vocation de l'Académie dans le choix des membres du jury, Ben Ammar dit qu'il était temps qu'ils changent de stratégie suite aux critiques qui ont visé le choix majoritaire de ceux qu'ils appellent "les blancs", car cette diversité permet aux films étrangers d'avoir plus de chance et plus d'objectivité dans le jugement.

Rappelons que quinze personnalités arabes parmi 819 ont été invitées pour rejoindre le jury des Oscars et parmi eux 3 tunisiens: Tarak Ben Ammar (producteur), Taoufik Ayadi (producteur) et Mariem Joober (réalisatrice - nominée aux Oscars 2020 pour son court-métrage "Brotherhood")

 

Nawel Bizid