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La CAN à Garoua: 24 heures avec des supporters camerounais

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CAN oblige, la ville de Garoua, où réside notre sélection nationale, vibre à l'unisson avec les Lions indomptables, qui ont arraché, hier soir, leur qualification aux quarts de finale de la CAN, face aux Îles Comores (2-1).

Jamais sans mon maillot !

Par dizaines, les supporteurs se bousculent pour acquérir survêtements et maillots aux couleurs de leur équipe nationale. Au centre ville de Garoua, les fans des Lions indomptables mettent l'ambiance pour pousser leur équipe vers la finale. Au niveau des marchés, la côte des ventes de maillots est montée d'un cran, lors de la Coupe d'Afrique des nations. Les prix varient entre l'équivalent de 25 et 100 dinars tunisien pour le maillot aux couleurs du Cameroun.

Mbouba, jeune coiffeur de la ville et fan des Lions indomptables du Cameroun, rencontré au Souk de Garoua, explique : "J'ai acheté une casquette et un maillot que je vais porter pendant le match du Cameroun. C'est ma façon à moi de manifester mon soutien à notre équipe nationale. J'aurais voulu être présent au stade d'Olembé à Yaoundé, mais l'argent me fait défaut. Je sais que nous allons arriver en finale". En effet, depuis le coup d'envoi de la CAN 2021, arborer les couleurs nationales est redevenu à la mode pour d'innombrables citoyens camerounais.

Vincent Aboubakar : une icône vivante à Garoua

À l'issue de l'excellente performance affichée par le Cameroun au premier tour, la ferveur est revenue, tant dans l'achat et le flocage des maillots que dans les débats publics. A bord des voitures, dans les bureaux, les champs, les bistrots…, l'essentiel des commentaires tourne autour des chances des Lions indomptables de remporter cette édition. Dans la ville de Garoua, à majorité musulmane, la mobilisation est grande parmi les supporteurs. Leur espoir repose particulièrement sur l'attaquant Vincent Aboubakar, qui n'est autre que l'enfant de la ville. C'est leur fierté nationale. À Garoua, Aboubakar est une icône, une source d'inspiration et un exemple à suivre.

Le pot pour arroser la victoire

Dans un hôtel de Garoua, les Camerounais, en rangs serrés, s'organisent pour vivre en direct le match des 16e de finale face aux Comores. Jean Frédéric, propriétaire d'un champ de coton, précise : "Je verrai le match sur grand écran, avec mes amis et mes collègues. À cinq, on s'est entendu pour que chacun de nous puisse contribuer à hauteur de 7 euros pour nous offrir un bon pot et arroser la victoire des Lions indomptables, pendant et après le match".

Doubler le nombre des places assises !

À Garoua, au quartier Bessos, lieu-dit de l'avenue Germaine, jusqu'à l'hôtel de la Tour d'argent, distant de d'un kilomètre, les propriétaires des discothèques et des bars ont, le temps d'une rencontre de football, doublé le nombre des places assises dans leurs espaces commerciaux. Au Souk de Garoua comme à l'hôpital central, les responsables ont préparé des écrans au niveau des salles d'accueil pour permettre aux malades, gardes-malades et personnel médical, de vivre le match en direct. Quant aux protocoles sanitaires, liés à la Covid-19, les Camerounais considèrent que le virus est "une maladie des blancs". Pour eux, la vie est "normale", le masque n'existe pas et celui qui le porte sera une source de moquerie.

Ça débat, ça bouge, ça crie et ça chante

Lors de la rencontre face aux Comores, ça débat, ça bouge, ça crie et ça chante à travers la ville. Chacun y va de son pronostic et tous espèrent qu'à la fin, ce sont les Lions indomptables qui remporteront cette édition de la Coupe d'Afrique des nations.

Par notre envoyé spécial au Cameroun Mohamed Ali Arfaoui

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