إعلان
Actualités Social

Le mariage non reconnu de Lilia et Thomas

20 Avril 2017 15:00

Le journal le monde a publié l’histoire de Lilia et Thomas, des mariés non reconnus par la loi tunisienne.

Ils se sont connus en Tunisie,  le jeune couple amoureux avait célébré son union à la mairie d’un village normand. Ils voulaient l’inscrire dans l’état-civil tunisien de Lilia.  Mais leur demande a été refusée. « Désolé, on ne peut rien faire », a objecté à Lilia le préposé à l’état-civil.
La  circulaire du ministère de la justice interdisant le mariage entre « une Tunisienne musulmane et un non-musulman », remonte à 1973.

Lilia se dit dégoutée, elle a éprouvé « un immense sentiment d’injustice ». Si elle  vit en ce moment hors de Tunisie, Lilia redoute déjà les ennuis susceptibles de survenir lors d’un prochain voyage en Tunisie aux côtés de Thomas. « On peut nous demander à tout moment notre livret de famille si on descend dans un hôtel », grince la jeune Tunisienne.

 
Thomas se désole quant à lui, le paradoxe est en effet cruel. La Tunisie démocratique, berceau des « Printemps arabes », célébrée par le Prix Nobel de la paix en 2015, louée pour son statut des femmes le plus progressiste du monde arabe (le code du statut personnel imposé par Habib Bourguiba) est aussi un pays où le conservatisme socioreligieux demeure très prégnant, en particulier au détriment des femmes.

 

 

La réaction de la société civile



« La Tunisie est schizophrène, déplore Alya Cherif Chammari, avocate féministe, souvent saisie de ce type de dossiers. Le discours moderniste cohabite avec des pratiques traditionalistes. Et le gouvernement ne veut pas s’avancer sur ce terrain sensible, marquer clairement la limite entre l’État et la religion. » La fameuse circulaire de 1973, dont le texte invoque la « sauvegarde de l’originalité islamique de la famille tunisienne » et donc la nécessité d’« éloigner tous les côtés négatifs de l’Occident », est symptomatique des ambivalences qu’Habib Bourguiba, le champion du modernisme tunisien à l’époque au pouvoir, cultivait sur ces questions sociétales.


Cette « schizophrénie », une partie de la société civile ne l’accepte plus. Fin mars, une coalition d’une soixantaine d’associations a lancé à Tunis une campagne de mobilisation en faveur de la cause du libre conjoint.
 



 

2 Commentaires

 

Voir plus

La poste: le syndicat lance un appel à la grève

19 Janvier 2018 19:43
Habib Mizouri, secrétaire général du syndicat de la poste tunisienne a indiqué qu’un appel à ...

Saisie de 5 tonnes de farine subventionnée à Manouba

17 Janvier 2018 14:55
Les brigades de contrôle économique à Manouba ont saisi, 5 tonnes de farine subventionnée ...

Bizerte: saisie de 600 kg de biscuits et de gâteaux

16 Janvier 2018 07:39
Les services de contrôle ont saisi 600 kg de biscuits et restes de gâteaux impropres à la ...

Décès de l'épouse du militant Mokhtar Trifi

12 Janvier 2018 13:43
Mme Saida Horchani Trifi, épouse du militant et ancien président de la Ligue Tunisienne des ...

H1N1 : 4ème décès enregistré à Jendouba

10 Janvier 2018 18:19
Le H1N1 a provoqué la mort d'un 4ème patient à Jendouba dans la journée du 10 janvier ...

Coupure de l'eau aux Jardins d'el Menzah et au Menzah 9

10 Janvier 2018 13:32
 La Sonede a annoncé une coupure dans la distribution de l’eau potable, mercredi, aux Jardins ...

Les soldes d'hiver...plus tôt que prévu

10 Janvier 2018 12:43
L'Union Tunisienne de l'Industrie, du Commerce et de l'Artisanat (UTICA) et le ...

Malgré sa souffrance, Basma lance un message d’espoir (Vidéos)

10 Janvier 2018 10:20
Besma est une auditrice qui avait participé vendredi 5 janvier 2018, à la rubrique Sabbah Terbah, ...

Nabeul : perturbation et coupure d'eau prévue le 9 janvier 2018

08 Janvier 2018 10:46
La SONEDE prévoit d'effectuer des travaux de raccordement d'une nouvelle station de ...
Commentaires