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France : Elle appelle les pompiers 368 fois en 40 jours

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Une femme de 42 ans, déjà condamnée en avril pour des milliers d'appels aux pompiers, s'est vu infliger, hier lundi, une peine de 10 mois de prison par le Tribunal de Montluçon, pour avoir recommencé à harceler les secours.

368 appels comptabilisés aux pompiers de l'Allier, entre sa sortie de prison, le 9 octobre et le 19 novembre. S'alcoolisant massivement, cette femme appelait pour parler ou se plaindre.

Parfois, des interventions ont été nécessaires, car elle affirmait s’être plantée un couteau dans la main, s’être défenestrée ou alors qu’il y avait le feu chez elle.

Quand les secouristes sont arrivés à son domicile, le 28 novembre et le 2 décembre, pour des malaises et une blessure à la tête, elle s’en est pris à eux, les a accusés de viol, a frappé l'un d'eux et tenté de badigeonner un autre avec son sang, alors qu’elle se sait atteinte d’une hépatite C.

Devant le Tribunal, hier lundi, la quadragénaire, jugée en comparution immédiate, a assuré, notamment, que les pompiers ne l’avaient pas comprise au téléphone.

"Les pompiers ne sont pas SOS Amitié, la prévenue ne se remet pas du tout en question et on ne peut que l’empêcher de nuire", a déploré le substitut du procureur qui a requis dix mois de prison ferme.

L’avocat des pompiers et du Service départemental d'intervention et de secours (SDIS) 03 a estimé que "le coût des 17 interventions chez cette dame dépassait les 1.200 euros" et, surtout, qu'elles auraient pu se faire au détriment d’autres plus importantes.

L'avocate de la prévenue a, quant à elle, rappelé la grande détresse sociale de sa cliente, très isolée, ainsi que ses problèmes psychiatriques. Elle a également, fait valoir que dans la précédente affaire, un expert avait conclu à une altération du discernement.  

L'altération du discernement a été retenue par le tribunal qui a assorti sa condamnation de 10 mois de prison ferme, d'un maintien en détention, en plus de cinq ans d’interdiction de séjour dans l’Allier et l'obligation d'indemniser les victimes.  

(AFP)

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