Equipe de Tunisie: tout va bien ! Mais gardons la tête froide..

EN

Explosifs face au Japon (0-3), les Aigles de Carthage voient l’avenir avec confiance et ambition et s’avancent vers le Mondial nantis d’un bel élan.

De Tunis à Osaka en passant par Gaborone,  l’esprit du Mondial est toujours là. C’est sans doute l’impression la plus prégnante qui transpire de ce succès maîtrisé face à l’une des meilleures nations en Asie.

Après cette démonstration de force, notre sélection est sur de bon rails, mais il faut garder la tête froide et ne pas s'enflammer, tout en négociant les prochaines échéances avec doigté et détermination, afin d'espérer aller un peu plus loin lors de la Coupe du Monde. La tâche est certainement périlleuse, mais le rêve est toujours permis.

La maîtrise tactique dans les veines..

Les hommes de Jalel Kadri ont diffusé le sentiment de maîtriser leur sujet sans sourciller. Avec des ingrédients connus de tous : abnégation, agressivité, sacrifice, solidarité… Le tout dans le même système de jeu autour d’un noyau dur et de quelques nouveaux (à l’image d'Issam Jebali qui a eu finalement sa chance).

Lors de cette rencontre, les Tunisiens ont encore prouvé qu’ils sont les maîtres du temps et les garants de la gestion du rythme. Ils ont aussi prouvé qu'ils étaient capables de tout. De nous ennuyer (Botswana), de faire parler le feu (Japon), et de gérer un match entre patrons (Chili). On peut avoir de quoi se réjouir, parce qu'ils ont eu à affronter tout type de situation. Et comme résultat, l’ambition et le sérieux de cette équipe n’ont pas pris une ride quand le niveau le réclame.

Kadri répond présent...

Si les joueurs ont fait honneur à leur statut, ils le doivent à eux-mêmes, mais aussi au patron de cette équipe, Jalel Kadri, toujours critiqué, mais qui répond souvent présent. En dépit de sa performance tactique digne d’éloge, il écoute, comprend, décrypte, accorde sa confiance, mais attend les mêmes choses en retour. C’est un homme qui n’hésite pas à bousculer l’ordre établi. Maintenant, il est temps de le laisser travailler en paix, espérant que le vent lui soit favorable.


Mohamed Ali Arfaoui