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Saïed : 'Explorer de nouvelles approches pour le système éducatif'

« Pas d'avenir pour les générations futures, sans un enseignement national, démocratique et accessible à tous les jeunes, partout dans le pays », a insisté sur cet impératif le président de la République Kais Saïed, lors d'une réunion, tenue vendredi au palais de Carthage, avec le ministre de l'Éducation et président du Conseil supérieur de l'éducation et de l'enseignement, Noureddine Nouri, en présence du secrétaire général de cette institution, Mohamed Ali Boughdiri.

Selon un communiqué de la présidence, le chef de l'État a souligné le rôle essentiel de ce Conseil constitutionnel dans la promotion de l'éducation et la construction de la société.

Il a, par ailleurs, estimé que les réformes éducatives menées par le passé ne répondaient pas à la volonté du peuple tunisien, mais relevaient plutôt d'injonctions extérieures.

Évoquant le slogan du « tarissement des sources », il a dénoncé ses conséquences sur la liberté de pensée, qu'il a qualifiées d'« assassinat de la pensée ». Un phénomène qui se poursuit et auquel il faut mettre fin, notamment face aux risques d'aliénation intellectuelle amplifiés par les réseaux sociaux.

Pour réformer le système éducatif, Kais Saïed a appelé à explorer de nouvelles approches et à multiplier les rencontres et les échanges d'idées, loin des calculs politiques. Et de critiquer "ceux qui se présentent comme des intellectuels ou des spécialistes, alors qu'ils n'auraient, selon ses termes, pas dépassé le niveau de la première année primaire".

Tout en jugeant utile de s'inspirer des expériences réussies à l'étranger, le président de la République a plaidé pour que les propositions des compétences tunisiennes soient d'abord prises en considération.

Il a enfin insisté sur la nécessité d'améliorer les conditions de scolarisation des élèves des régions reculées, notamment à travers un meilleur encadrement et la garantie du transport scolaire ainsi que des moyens nécessaires à la poursuite de leurs études.

"L'enseignement est un droit qui doit être garanti à tous, sur un pied d'égalité et sans discrimination", a-t-il conclu.

Avec TAP