Jonathan Franzen se livre à une tentative d'autobiographie où l'on retrouve ses qualités maîtresses. Le romanesque : chaque chapitre s'organise autour d'un motif narratif, qu'il s'agisse de Peanuts, d'ornithologie, de la vente de la maison familiale ou d'une balade littéraire en Allemagne. L'autodérision : Jonathan Franzen a choisi de peindre en antihéros, embarrassé par sa timidité, sa maladresse et sa propension à la culpabilité. Dans 'La Zone d'inconfort', il révèle son identification totale, à l'âge de dix ans, au personnage de Charlie Brown, tout en décrivant les tensions qui agitent sa famille. Il évoque aussi, dans le désordre, sa découverte simultanée de Thomas Mann et des filles, l'ouragan Katrina, sa quête d'un canard siffleur, la politique de Bush, l'écologie, l'échec de son mariage..