Il a commencé acteur, on l'a vu à ses débuts dans "Thé à la menthe" en 1984 avec Abdelkrim Bahloul, " Les Innocents" en 1987 avec André Téchiné, puis dans "Bezness" en 92 de Nouri Bouzid, un rôle qui lui a valu deux prix d’interprétation.
Mais c'est dans la mise en scène que
Abdellatif Kechiche s'est le plus retrouvé et c'est là aussi où il a été le plus reconnu, il a commencé sa carrière de réalisateur par "La Faute à Voltaire" pour lequel il a obtenu en 2000 le Lion d’or de la première œuvre à la Mostra de Venise, "L' esquive" en 2004, pour enchainer ensuite avec "La graine et le mulet" et 4 césars en 2007…
A 50 ans, Abdellatif Kechiche signe son retour avec une histoire douloureuse, celle de Saartjie Baartman, plus connue sous le nom de « Vénus Hottentote », domestique sud-africaine exhibée au tout début du XIXe...Le film s'appelle "
Venus noire", sorti dans les salles en France depuis le mercredi dernier (27 octobre 2010). Le public tunisien peut le découvrir en projection spéciale mardi 2 novembre au
Cinemafricart à 15h30 et 21h et tous les jours à partir du 8 novembre.
Dur et violent, le film est interdit au moins de 12 ans.
Synopsis :
Paris, 1817, enceinte de l'Académie Royale de Médecine. « Je n'ai jamais vu de tête humaine plus semblable à celle des singes ». Face au moulage du corps de Saartjie Baartman, l'anatomiste Georges Cuvier est catégorique. Un parterre de distingués collègues applaudit la démonstration. Sept ans plus tôt, Saartjie, quittait l'Afrique du Sud avec son maître, Caezar, et livrait son corps en pâture au public londonien des foires aux monstres. Femme libre et entravée, elle était l'icône des bas-fonds, la « Vénus Hottentote » promise au mirage d'une ascension dorée...